Comment calculer le vrai coût de possession d’une maison

Comment calculer le vrai coût de possession d’une maison

Comparer un paiement hypothécaire avec le prix de son loyer locatif n’est pas la bonne façon de procéder pour savoir si vous êtes gagnant à continuer de vivre en location ou à acheter une propriété.

Voici des informations pertinentes qui vous aideront à faire le bon calcul. 

L’entretien au quotidien

Posséder une maison, c’est un peu comme être directeur des opérations d’un bâtiment qui n’arrête jamais.

Que ce soit par nous ou par un professionnel, il faut :

  • tondre la pelouse
  • déneiger l’entrée, le balcon et parfois le toit
  • nettoyer les gouttières
  • vérifier la toiture
  • remplacer les filtres de l’air climatisé
  • repeindre
  • etc.

Certains travaux sont petits, rapides, presque plaisants quand le soleil est de votre côté. D’autres, comme changer une toiture ou réparer une infiltration d’eau, peuvent coûter très cher.

En moyenne, les experts recommandent de réserver entre 1 et 3% de la valeur de la maison chaque année pour l’entretien.


Les assurances habitation, un mal nécessaire

Quand on est propriétaire, une assurance habitation est plus salée qu’une assurance locataire. Cette dernière, par ailleurs, est non obligatoire, alors que l’assurance habitation d’un propriétaire est souvent exigée par l’institution financière qui octroie le prêt hypothécaire.

Ce n’est pas la dépense la plus excitante, mais elle devient un superhéros discret le jour où un bris de tuyau décide de transformer votre sous-sol en piscine intérieure!

Le coût de l’assurance varie selon la région, l’âge de la maison, qualité des matériaux, la présence ou non d’un poêle à bois et bien d’autres détails. Mais habituellement, il faut compter quelques centaines de dollars par année.


Les rénovations futures, parce qu’une maison n’est pas éternelle

En location, quand la toilette brise, vous appelez et quelqu’un vient la réparer. Comme propriétaire, c’est votre portefeuille qui doit venir à la rescousse.

Même en entretenant très bien votre propriété, certaines rénovations finissent par devenir inévitables. La toiture, les fenêtres, la salle de bain qui date de l’époque des téléphones beige…

Ces projets sont coûteux, mais la bonne nouvelle est qu’ils augmentent souvent la valeur de la propriété. Donc, ce n’est pas toujours considéré comme une dépense, mais plutôt comme un investissement.


Les coûts d’énergie : plus élevés qu’on pense

En appartement, le chauffage, l’électricité ou l’eau chaude sont parfois inclus dans le prix du loyer, mais dans une maison, chaque degré supplémentaire en janvier se traduit directement sur votre facture.

Ce qui peut faire grimper les coûts de manière surprenante :

  • une maison plus grande
  • une isolation vieillissante
  • un système de chauffage énergivore
  • un climatiseur mural utilisé avec enthousiasme

Il faut aussi tenir compte de l’entretien des appareils, comme le nettoyage du système de ventilation ou le remplacement d’un chauffe-eau.

Encore une fois : quelques centaines de dollars par année, en moyenne, sont nécessaires. Et quelques milliers en cas de remplacement d’appareils.


Les taxes municipales et scolaires, ces incontournables

Quand vous louez, les taxes sont invisibles. Elles existent, mais c’est le propriétaire qui les assume. Quand vous devenez propriétaire, elles deviennent soudainement très visibles!

Les taxes municipales varient selon la région, la valeur de la propriété et les services offerts. Les taxes scolaires, elles, sont généralement plus modestes, mais elles s’ajoutent tout de même à votre facture annuelle. Attendez-vous à débourser entre 2500 et 5000 $ chaque année.

Les surprises administratives

Posséder une maison vient avec son lot de petites surprises administratives qu’on ne voit jamais comme locataire.

1.     Les frais du notaire à l’achat

2.     L’inspection en bâtiment pré-achat

3.     Les évaluations municipales qui peuvent changer la donne pour vos taxes

4.     Les petits frais liés aux permis si vous décidez d’agrandir la terrasse ou de refaire la clôture

5.     Les problèmes structurels qui demandent des évaluations d’experts couteuses

6.     Etc.


Ce sont des montants qui ne reviennent pas chaque année, mais qui surgissent au fil des projets.


Comparer le prix de son loyer et le paiement hypothécaire : une mauvaise approche

Alors, vous comprenez mieux pourquoi il est impossible de comparer le prix de son loyer avec celui d’un paiement hypothécaire?

L’hypothèque représente en effet seulement la base du coût de possession. Elle ne couvre ni l’entretien, ni les taxes, ni les rénovations.

Aussi, la mensualité hypothécaire dépend du prix d’achat, de la mise de fonds, du taux d’intérêt et de la durée du terme. Et bien sûr, elle peut varier à chaque renouvellement, parfois à la hausse, parfois à la baisse, selon l’humeur des marchés.

L’hypothèque donne par contre accès à un avantage majeur qu’un loyer ne permet pas, soit l’accumulation d’équité. Chaque paiement mensuel contient une portion capital qui vous appartient et qui augmente votre valeur nette.

 


La clé est donc de calculer au-delà de l’hypothèque. Comparez votre mensualité hypothécaire avec le coût total de possession, incluant taxes, assurances, entretien et rénovations futures.

Vous risquez d’être surpris, parfois agréablement, parfois pas du tout!

RE/MAX Québec

Par RE/MAX Québec

Par RE/MAX Québec

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